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KUNDALINI TANTRA

Traduction de l’anglais du chapitre 14 intitulé “Voie de la Main gauche et Eveil de la Kundalini” tiré de l’ouvrage KUNDALINI TANTRA de SWAMI SATYANANDA SARASWATI (paru en 1984)

Après une introduction sur les principes de base du Tantra traditionnel, les indications techniques de Swami Satyananda peuvent s’avérer très utiles pour les tantrikas engagés dans la voie effective. On y trouve notamment des indications pour la femme que je n’avais encore pas vues ailleurs.

Traduction

La sexualité a toujours été un problème pour l'humanité. Depuis les débuts de l'histoire (1), l'énergie première a toujours été mal comprise. Les précepteurs religieux et autres moralistes l'ont toujours dénoncée. Pourtant, la sexualité a toujours continué d'exister, non pas parce que l'homme la respecte mais parce qu'il en a besoin. Il pourrait y renoncer, mais il ne peut réellement se l'ôter de l'esprit, car c'est l'un de ses besoins les plus impérieux. Du point de vue du yoga et du tantra, la définition commune [occidentale] de la sexualité n'a pas de pertinence. C'est absolument anti-scientifique et incorrect. Cette définition a créé une société et une nation d'hypocrites. Elle a conduit des milliers de jeunes gens à l'asile. C'est le début de la schizophrénie, et nous sommes tous schizophrènes d'une certaine manière. Dès lors, les yogis ont essayé de donner une direction correcte au besoin sexuel. Le yoga n'intervient pas dans la sexualité. Une sexualité normale n'est ni spirituelle ni non spirituelle. Mais si vous pratiquez le yoga et que vous maîtrisez certaines techniques, alors la sexualité deviendra spirituelle. Bien sûr, si vous assumez le célibat, c'est spirituel aussi.

Le tantra de la main gauche

La science du tantra comporte deux branches principales, connues sous le nom de « vama marga » et « dakshina marga » (15). Vama marga est la voie de gauche, qui combine la sexualité et le yoga dans le but d'explorer les centres énergétiques dormants. Dakshina marga est la voie de droite impliquant la pratique du yoga sans mise en œuvre sexuelle. Antérieurement, du fait des barrières [sociales] inhérentes à la sexualité, la voie de droite fut la plus largement suivie. Aujourd'hui, cependant, ces barrières vont rapidement tomber, et la voie la plus recherchée par la plupart des gens sera la voie de gauche qui utilise la sexualité en vue du développement spirituel. Selon le tantra, la sexualité a un triple but. Certains l'utilisent pour la procréation, d'autres pour le plaisir, mais le yogi tantrique la pratique pour le samadhi (l'éveil). Il n'a aucune appréhension négative de la sexualité. Il en fait une partie de son sadhana (discipline méditative). Mais, en même temps, il réalise que pour le chemin spirituel, l'expérience doit être maintenue. Ordinairement, une expérience est perdue dès lors qu'on est incapable de l'approfondir [et de la perpétuer]. En maîtrisant certaines techniques, cependant, cette expérience peut devenir continuelle même au travers de la vie quotidienne. Ainsi, les zones du cerveau en sommeil sont éveillées et commencent à fonctionner en continu.

Le principe de l'Energie

Le postulat de vama marga est que l'éveil de la kundalini est possible au travers de l’interaction entre homme et femme. Le concept sous-jacent suit les mêmes lignes que le processus de fission et fusion [de l'atome] dans la physique moderne. L'homme et la femme représentent l'énergie positive et négative. Sur le plan mental, ils représentent le temps et l'espace. Ordinairement, ces deux forces demeurent des pôles opposés. Pendant l'interaction sexuelle, en fait, elles quittent leur position de polarité opposée, pour se déplacer vers le centre. Lorsqu'elles arrivent ensemble au point nodal (ou central), une explosion se produit et la chose devient manifeste. C'est le thème fondamental de l'initiation tantrique. Le phénomène naturel qui se produit entre l'homme et la femme est considéré comme l'explosion du centre énergétique. Dans chaque grain de l'existence, c'est l'union entre les pôles positif et négatif qui est responsable de la création. En même temps, l'union entre les pôles positif et négatif est responsable de l'illumination, et l'expérience qui se produit au moment de l'union est un aperçu d'une expérience supérieure. Ce sujet a été discuté abondamment dans toutes les textes anciens du tantra. En fait, plus important que les vagues d'énergie créées durant l'union, est le processus de canalisation de cette énergie vers les centres supérieurs. Tout le monde sait comment cette énergie peut être suscitée, mais personne ne sait comment la diriger vers les centres supérieurs. En fait, très peu de gens ont une complète compréhension de ce phénomène naturel, que pourtant presque tout le monde expérimente dans cette vie. Si l'expérience conjugale [ainsi conçue] pouvait être prolongée, alors l'illumination se produirait. Les éléments réunis dans ce processus d'union sont identifiés sous le nom de Shiva et Shakti. Shiva représente purusha, ou la conscience, et Shakti représente prakriti, ou l'énergie. Shakti, sous différentes formes, est présente dans toute la création. Matérielle ou spirituelle, l'énergie est reconnue comme Shakti. Lorsque l'énergie se meut extérieurement, il s'agit de l'énergie matérielle, et lorsqu'elle est dirigée vers le haut, elle est spirituelle. Par suite, lorsque l'union entre l'homme et la femme est pratiquée correctement, cela influence très positivement le développement de l'éveil spirituel.

La rétention du Bindu

Bindu signifie un « point » ou une « goutte ». En tantra, le bindu est considéré comme le noyau ou la demeure de la matière, le point dont procède la manifestation tout entière. En réalité, la source du bindu se trouve dans la plus haute sphère du cerveau (2). Mais du fait du développement des émotions et passions, le bindu chute vers les régions inférieures où il est transformé [condensé] en sperme ou ovule (3). Au plus haut niveau, le bindu est un point. Au plus bas, il est une goutte liquide qui s'écoule à l'occasion de l'orgasme masculin ou féminin. Selon le tantra, la préservation du bindu est absolument nécessaire pour deux raisons : primo, le processus de régénération ne peut se faire qu'avec l'aide du bindu. Secundo, toute expérience spirituelle ne peut se produire que par l' « explosion » du bindu. Cette explosion peut résulter, dans la création, d'une pensée ou de toute autre chose. Par suite, en tantra, certaines pratiques sont recommandées, par lesquelles le partenaire masculin pourra arrêter l'éjaculation et retenir le bindu [dans son intégrité]. Selon le tantra, l'éjaculation ne devrait jamais se produire. Chacun devrait apprendre comment l'arrêter. Dans cette optique, le partenaire masculin doit perfectionner la pratique tant du vajroli mudra que du mula bandha et de l'uddiyana bandha (13). Lorsque ces trois pratiques sont maîtrisées parfaitement, l'homme est capable de réprimer l'éjaculation complètement, à n'importe quel stade de l'expérience [spirituelle]. L'acte sexuel culmine, dans l'expérience [tantrique], au point où se produit l'explosion énergétique. Si l'énergie n'explose pas, l'expérience ne peut pas se produire. Mais cependant, l'expérience doit être maintenue de manière à ce que le niveau énergétique reste à son niveau supérieur. Lorsque l'énergie baisse, l'éjaculation arrive. Ainsi, l'éjaculation doit être évitée, non pas pour préserver la semence (4), mais parce que cela cause une dépression du niveau d'énergie. Pour faire voyager cette énergie vers le haut dans le canal spinal, certaines pratiques (kriyas) du hatha yoga doivent être maîtrisées. L'expérience, concomitante avec le processus énergétique, doit être élevée aux niveaux supérieurs [de conscience]. Ce n'est possible que si vous êtes capable de prolonger et de maintenir cette expérience. Aussi longtemps que cette expérience continue, vous pouvez la diriger vers les centres supérieurs. Mais sitôt que l'énergie subit la dépression, l'éjaculation devient inévitable. L'éjaculation fait baisser la température du corps et, en même temps, le système nerveux subit une dépression. Lorsque les systèmes sympathique et parasympathique subissent la dépression, le cerveau est affecté. C'est la raison pour laquelle beaucoup de gens ont des problèmes mentaux. Lorsque vous parvenez à retenir la semence en vous abstenant d'éjaculer, l'énergie dans le système nerveux et la température du corps entier sont maintenues. Concurremment, vous n'êtes pas affecté par le sentiment de perte, la dépression, la frustration ou la culpabilité. La rétention aidera également à augmenter la fréquence des rapports sexuels, ce qui est préférable pour les deux partenaires. L'acte sexuel n'a pas à provoquer faiblesse ou perte d'énergie, au contraire, elle peut devenir une mine d'explosion énergétique. Ainsi, la rétention a une grande valeur qui ne doit pas être sous-estimée. Dans le hatha yoga, il y a certaines pratiques qui doivent être maîtrisées dans cet objectif. Vous devriez commencer par des asanas [postures de yoga] telles que : paschimottanasana (5), shalabhasana (6), vajrasana (7), supta vajrasana (8), et siddhasana (9). Ces asanas sont bénéfiques car elles compriment automatiquement les zones inférieures. Sirshasana est aussi important car elle ventile le cerveau, de cette manière l’expérience sera toujours saine. Lorsque ces postures auront été maîtrisées, shambhavi mudra (10) est pratiquée dans l’objectif de maintenir une concentration stable en bhrumadhya (11). Ensuite, il faut pratiquer vajroli mudra (12) avec mula bandha et uddiyana bandha dans le kumbhaka [rétention du souffle]. La pratique du kumbhaka est nécessaire durant la rétention masculine (de l’éjaculation). La rétention du souffle et du bindu vont de pair. La défaillance du kumbakha n’est autre que celle du bindu (14).

Pendant le kumbakha, lorsque vous maintenez l’expérience, vous devez être capable de la diriger vers les centres supérieurs. Si vous êtes capable d’identifier l’archétype de cette expérience, peut-être sous la forme d’un serpent ou d’une lumière continue, le résultat sera fantastique. En résumé, dans le travail spirituel, bindu doit être préservé à tout prix.

L’expérience féminine

Dans le corps féminin, le point de concentration est au niveau de mulâdhara chakra, qui est situé au col de l’utérus. C’est le point où l’espace et le temps s’unifient et explosent sous la forme de l’expérience spirituelle. Cette expérience est connue dans le langage ordinaire comme “orgasme”, mais dans le langage du tantra elle est appelée “éveil”. Pour maintenir la continuité de cette expérience il est nécessaire de se placer sur ce point - ou bindu - pour élever l’édifice énergétique. Dans l’ordinaire, cela n’arrive pas car l’explosion d’énergie se dissipe hors du corps de par l’acte sexuel. Pour éviter ce phénomène, la femme doit être capable de maintenir son esprit dans une concentration absolue sur ce point spécial. Pour y arriver, la pratique requise est appelée sahajoli (12).

En réalité, sahajoli n’est autre que la concentration sur le bindu, mais cela est très difficile. Par conséquent, la pratique du sahajoli, qui est la contraction des muscles vaginaux aussi bien que utérins, doit être pratiquée sur une très longue période.

Si les jeunes filles apprenaient uddiyana bandha (13) assez précocement, elles pratiqueraient le sahajoli naturellement avec le temps. Uddiyana bandha se fait toujours avec rétention externe. Il est important de pouvoir le faire dans n’importe quelle position. Usuellement, on le fait dans siddhayoni asana, mais on devrait pouvoir le faire aussi bien en vajrasana ou en posture du corbeau (17). Quand vous pratiquez uddiyana bandha, les deux autres bandhas - jalandhara (18) et mûla bandha - viennent spontanément.

Des années de pratique entraîneront un sens joyeux de la concentration sur le point correct du corps. Cette concentration est en principe plus mentale par nature, mais en même temps, comme il n’est pas possible de ne le faire que mentalement, on est bien forcé de le démarrer sur un point physique. Si la femme est capable de se concentrer et de maintenir cette expérience de manière continue, elle pourra éveiller son énergie jusqu’à un haut niveau.

Selon le tantra, il y a deux zones d’orgasmes : l’un dans la zone nerveuse, correspondant à l’expérience commune à la plupart des femmes, et l’autre au niveau du mulâdhara chakra [chakra racine]. Lorsque le sahajoli est pratiqué durant le maïthuna (union sexuelle), mulâdhara chakra s’éveille et l’orgasme spirituel - ou tantrique - se produit.

Lorsque la femme yogi est capable de pratiquer le sahajoli pendant disons 5 à 15 minutes, elle peut retenir l’orgasme tantrique pendant à peu près le même temps. De ce fait, le flux énergétique est inversé. La circulation du sang et des forces sympathique et parasympathique suivent un mouvement ascendant. A ce point là, elle transcende la conscience ordinaire et voit la lumière. C’est ainsi qu’elle entre dans l’état profond de dhyana [méditation]. A moins de pratiquer le sahajoli, elle ne pourra pas préserver les impulsions nécessaires à l’orgasme tantrique, et du coup elle aura l’orgasme nerveux, qui est bref et suivi d’insatisfaction et d’épuisement. C’est souvent là la cause de l’hystérie ou de la dépression féminine.

Le sahajoli est donc une pratique extrêmement importante pour les femmes. Dans le uddiyana, le nauli, le naukasana, le vajrasana et le siddha yoni asana (16), le sahajoli vient naturellement.

La pratique de l’ amaroli est également très importante pour les femmes mariées. Le mot amaroli signifie “immortel”, et sa pratique libère de nombreux maux. La pratique de l’amaroli sur une longue période produit également une hormone connue sous le nom de prostaglandine qui détruit l’ovule et joue donc un rôle contraceptif.

Fin du chapitre 14

Traduction et notes : Luc Olivier

 

Notes

1. Disons l'histoire officielle de l'humanité (occidentale ou occidentalisée), qui commence en tout état de cause dans le kali-yuga. Les âges antérieurs (que l'on pourrait dire proprement védiques) ne sont évidemment pas affectés par ces « problèmes ».

2. L'emploi du terme « brain » est un peu flou dans un contexte qui devient technique. En tous cas, il ne s'agit bien sûr pas du « cerveau » au sens matériel du terme, mais plutôt de la sphère énergétique symboliquement située à ce niveau (sahasrara en l’occurrence).

3. Bîjâ, la “semence”, est considérée, sur le plan énergétique, comme la condensation du bindu, lequel est inaltérable en soi, puisqu'il n'est autre que Atmâ considéré comme résidant dans le corps (dont il est le principe sans dimension). Il ne s’agit donc pas d’une “trans-formation” au sens propre (passage au-delà de la forme), mais plutôt d’une incarnation au contraire (descente dans la forme matérielle).

4. Préserver la semence (bîja), en tant que telle, relève plus de la santé et de la longévité. Même si les deux préoccupations peuvent être liées, il s’agit ici de maintenir l’énergie immédiate en vue du travail spirituel sur le bindu.

5. « Paschimottanasana est la meilleure des postures ; grâce à elle, les courants de Prana montent le long de Sushumna, le feu digestif augmente, le ventre devient plat et le corps se libère de toute maladie. » - Hatha Yoga Pradipika 1.29. Paschimottanasana est l’une des plus anciennes postures décrites dans les textes de yoga. Il consiste dans l’étirement du dos (en français elle est aussi connue sous le nom de “pince”). En sanskrit, «Paschima » signifie ouest, point cardinal qui symbolise aussi l’arrière, et « Uttana » correspond à un étirement intense.

6. shalabhasana : posture dite de la sauterelle (allongé sur le ventre), vise spécialement manipûra, le 3e chakra.

7. Vajrasana : posture dite du diamant ou de la foudre (assise).

8. Supta vajrasana : variante de vajrasana à partir de laquelle on bascule le dos en arrière (assise).

9. Siddhasana (« posture parfaite » ou « posture de l'adepte » assise en « lotus », talon sur le périnée) est par excellence une posture utilisée dans la pratique de la méditation (Dhyâna) et des exercices respiratoires (Pranâyama). Il est l’une des postures de base du kundalini yoga.

10. Dans shambhavi mudra, les yeux doivent à la fois converger et se porter vers le haut comme si l'on voulait voir de l'intérieur un point situé au niveau de la fontanelle. Ce geste s'accompagne toujours de mulâ bandha (la contraction du fondement) et relie ainsi le centre de la base à celui de la fontanelle.

11. Bhrumadhya drishti est l’exercice de yoga oculaire consistant à faire converger les deux yeux entre les deux sourcils (loucher). Le point bhrumadhya est entre les deux yeux.

12. Le vajroli mudra est décrit dans le Siva Samhita avec deux méthodes : sahajoli, par laquelle le yogi est capable de retenir son éjaculation alors qu’il est porté au paroxysme de l’orgasme. Amaroli, où l’éjaculation a lieu et où l’amrita (l’ambroisie, représentée alors par la conjonction des fluides sexuels féminin et masculin), est aspiré par le lingam. Les pratiques préliminaires de chacun de ces types de vajroli sont identiques : le vajroli est simplement la contraction des muscles de l’urètre masculin – les mêmes muscles sont utilisés afin de couper le flot d’urine dans certaines occasions. Outre son rôle d’aider à retenir l’éjaculation, et/ou d’aspirer l’amrita, le vajroli a celui de réveiller le chakra swadisthana et de fortifier la puissance sexuelle. Le sphincter de l’urètre est localisé vers la base du lingam, même si l’on peut le ressentir plus haut. Afin de se familiariser avec la « manipulation » de ce chakra, on peut s’exercer par la rétention intermittente du jet urinaire (interrompre le jet quelques secondes en cours de miction, puis relâcher).

13. Uddiyana Bandha (fermeture du diaphragme) est le verrou (Bandha) abdominal. Il est le second des 3 grands bandhas en yoga. Uddiyana signifie en sanskrit “vers le haut” et bandha, signifie “lien, ligature, verrou, contraction”. En soulevant le diaphragme vers le thorax et en tirant les organes abdominaux supérieurs en arrière, vers la colonne vertébrale, cette fermeture transfère la force prânique vers la région du cou. La colonne doit être parfaitement droite.

14. Kumbakha, la suspension du souffle, favorise et correspond à la suspension du mental, et permet l’entrée en contact avec le vide primordial dont le bindu est une expression dans le corps (voir mon article Les Failles d’Eternité).

15. La séparation “main droite”/”main gauche”, en tant que “écoles” ou méthodes distinctes, est à vrai dire plus tardive qu’on ne le croit souvent et correspond probablement à la période “historique” dont nous parlons plus haut. La distinction samaya, kaula, mishra, est plus ancienne et plus pertinente à mon sens. Au fond, on ne voit pas pourquoi une même personne ne pratiquerait pas à la fois “main droite” et “main gauche” selon le contexte, c’est même d’une certaine manière toujours le cas (en dehors du célibataire absolu), sauf à ne reconnaître la Shakti que sous une forme exclusive, ce qui n’est pas dans l’esprit tantrique. Sur les différentes voies du Tantra, voir mon article Les trois écoles du Tantra traditionnel

16. Siddha yoni asana est la forme féminine du siddhasana (voir note 9), le talon appliqué sur le périnée, à l’entrée du vagin. Pour les autres termes (nauli et naukasana, voir l’annexe à cet article)

17. Kakasana, posture du corbeau, est aussi parfois appelé bakasana (la posture de la grue).

18. Jalandharabhanda (la fermeture du cou) : c'est une fermeture fondamentale en kundalini yoga. Si elle n'est pas appliquée lors des prânayama (exercices à respiration) cela peut provoquer des pressions désagréable sur les yeux, les oreilles et le cœur. Le menton est tiré vers la gorge. La tête reste droite, sans l'incliner vers l'avant, la colonne et la nuque sont bien étirées et droites afin de permettre au flux croissant d'énergie prânique de circuler librement vers les centres glandulaires du cerveau.

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Vous trouverez ici l’annexe à cet article qui reprend les différentes techniques évoquées (asanas, bandhas, mudras) avec des croquis.

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